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 ① lorsque des pleurs roulaient sous ma paupière. ☾ isadora

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MessageSujet: ① lorsque des pleurs roulaient sous ma paupière. ☾ isadora   Ven 11 Aoû - 0:11


lorsque des pleurs roulaient sous ma paupière.
─ et retombaient lentement sur mon cœur ─
Alors que le soleil était sur le point de se coucher pour laisser place à l'astre argenté pointer le bout de son nez, je me trouvais bien souvent debout, à travailler sur l'un de mes derniers projets en matière de bijoux. En tant que Maslak, j'ai toujours cherché la perfection de la création, faisant en sorte à ce que l'objet en question sorte de l'ordinaire, soit toujours plus riche ou digne des sept merveilles. Aujourd'hui, je ne dérogeais pas à la règle, peaufinant un collier d'une ressource infinie, brillant de milles lumières alors que la pièce se retrouvait éclairée d'un simple lampadaire. Si j'étais loin d'avoir terminé la pièce, on pouvait cependant déjà s'émerveiller devant l'opulence de diamants qui ornementaient le bijoux. Une somptuosité dont j'espérais voir un riche client se l'arracher à prix d'or afin de renforcer l'aisance de notre famille ou sa charité si mes géniteurs prenaient soudainement la décision de se décharger de leur monnaie pour le peuple. Si cela pourrait paraître grisant de ne pas bénéficier d'une récompense après tout ce temps de dur labeur, jamais je n'irais à l'encontre des décisions de mes parents. Je supposais, en effet, qu'au vu de leurs agissements ayant mené la famille Maslak à un tel niveau au sein de la société, c'est qu'ils savaient parfaitement ce qu'ils faisaient. Aussi, si l'on ne me céderait ainsi aucune pièce pour mon art, je savais que le peuple me donnerait au moins toute la gratitude de leur considération. Et cela serait déjà beaucoup de choses, venant d'eux. Sans doute autant que de l'argent qu'ils ne pourraient nous donner. Hélas oui. Même si je passais la plupart de mon temps enfermé au sein de la demeure familiale, j'avais une idée, bien que confuse, de la vie que pouvait mener les autres moroï. Ceux et celles qui n'avaient guère eu la chance de naître au cœur d'une famille régente. Ils ne vivaient pas dans les palaces, ne pouvant se permettre de se pâmer comme nous, nous le faisions. C'était bien évidemment un autre monde. Un univers sur lequel il fallait à la fois surveiller et garantir sa prospérité. C'est pour cela que nous étions ainsi nobles. Nous étions en quelque sorte à leur service autant qu'ils étaient aux nôtres. En somme, c'est rien de plus qu'un simple échange de procédés. Mais assez discuté.

Je décide alors de quitter ma pièce close pour parcourir notre résidence, flânant dans les couloirs et admirant les portraits que je découvre et que je redécouvre. Le lieu est tellement grand que je suis certain de ne pas tout connaître ! Mais malgré tout, je dois dire que cela n'est pas aussi enrichissant que je ne l'aurais espéré. À la rigueur, cela m'aide simplement à m'aérer l'esprit, songeant probablement reprendre le travail prochainement. Du moins, c'est ce que je pensais puisque je suis attiré par des voix résonnant au loin. Heureux à l'idée de passer du temps en compagnie de quelqu'un, je m'y précipite d'un pas rapide avant de deviner la présence de mon oncle et d'Isadora, frêle créature surprotégée par ses pairs. D'ailleurs, je supposais que si elle se retrouvait actuellement en compagnie de mon oncle, c'était certainement parce qu'elle se faisait sermonner, qu'elle a voulu échapper à la surveillance de l'homme. D'un pas timide, je me rapproche ainsi des deux interlocuteurs avant d'élever la voix. ≪ - Excusez-moi monsieur, puis-je avoir une discussion seul à seul avec ma cousine ? ≫. Droit comme un i et l'air grave, je donnais certainement le sentiment d'avoir un fait à révéler rapidement. Cela poussa d'ailleurs l'homme le plus obsolescent de la pièce à accorder ma discussion sans même me poser de question pour ensuite s'éclipser vivement. Quand enfin il fut parti, j'osais afficher un petit sourire à Isadora, lui faisant ainsi comprendre que je n'avais rien d'inquiétant à lui dire, que je désirais simplement la tirer de sa fâcheuse position. Certes, j'étais également de ces garçons qui étaient du genre à désirer protéger les plus petits que sois et je m'étais toujours montré protecteur envers ma cousine, mais là, c'était différent encore. Jamais je n'ai cherché à la gronder, n'étant point une figure d'autorité. Et puis, elle avait beau paraître délicate en apparence, ce n'était rien de plus qu'un masque. Je savais bien que derrière cette allure de poupée se cache une femme forte. ≪ - Comment vas-tu ? Je te propose de continuer notre discussion dans le jardin, si tu le veux bien. ≫ fis-je alors tout en lui tendant mon bras et en souriant de plus belle.
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Moroï noble ❧


⊱ MORSURES : 187

⊱ POINTS : 70

⊱ ARRIVÉE EN VILLE : 06/08/2017

⊱ LOCALISATION : Là où sa famille veut qu'elle soit ... ou autre part à vous de chercher

⊱ METIER/ETUDES : Etudiante en commerce international pour prendre sa place dans l'entreprise famillial



Carnet secret
⊱ COMPÉTENCES:
⊱ PETITS LIENS UTILES: Mes rps en cours : Dorofei ♣ Darina ♣ Ksenia ♣ Kalidasa ♣ Stanislav

MessageSujet: Re: ① lorsque des pleurs roulaient sous ma paupière. ☾ isadora   Sam 12 Aoû - 19:04

 
Kalidasa Maslak & Isadora Maslak
Encore des réprimandes qui glissent hors de son esprit alors que immobile devant son père,  Isadora attend la fin de la plaidoirie. Elle ne manque pas de remarquer le tapement nerveux de son père contre la cheminée auquel il est accoudée. La patience semble quitter son esprit alors qu'il espère faire réagir par ses propos son enfant. C'est un fait il la couve comme si elle était la perle la plus pure et la plus brillante en ce moment, cependant à étouffer la perle s’éteint. Le père n'est pas étranger à la souffrance de sa fille au contraire même, elle serre son cœur à chaque fois son regard croise le sien. Oui il aimerait lui donner plus de liberté cependant il ne peut se résoudre de peur de la perdre. Malheureusement piégé dans ce cercle vicieux, il l'a perd chaque jour un peu plus comme le prouve la posture de sa fille qui semble totalement en dehors de leur conversation. Pour Isadora écoute, elle enregistre chacun des mots prononcés par son père alors que la colère couve dans son être. Elle pince les lèvres pour taire ses cris de rébellion qu'elle essaye de pousser mais qui se finit toujours en caprice aux yeux de sa famille. L'enfant à grandit voilà ce qu'elle essaye de leur faire comprendre ! L'enfant aimerait découvrir le monde qui sera sien même si ce monde est plus noir que blanc. Prisonnière de sa bulle, elle se défend comme elle peu pour goûter à l’excès qui est une part entière du monde. Juste une fois elle aimerait oublier son nom et n'être qu'une morois normale loin de la cour royale. Elle aimerait tant agir sans réfléchir aux conséquences de ses gestes qui seront épiés et jugés par les autres. L'enfant est devenu grand pour rester prisonnier de son monde … Un monde qui l'effraye mais qui l'attire chaque jour un peu plus. L'enfant doit grandir … Le père hausse le ton pour essayer d'attirer l'attention de sa fille perdue dans des songes qui la tourmentent jour et nuit. Elle acquiesce en silence comme toujours … Comme toujours elle baissera l'échine devant sa famille pour renchérir en bêtise derrière leur dos. Seul moyen de pression pour se faire entendre, elle pousse chaque fois encore plus loin les limites.

Le sermon aurait pu durer des heures sans l'intervention d'un autre Maslak. ≪ - excusez-moi monsieur, puis-je avoir une discussion seul à seul avec ma cousine ? ≫  Un sourire éclaire le visage de la jolie blonde alors qu'elle aurait reconnue cette voix entre toute. Kalidasa un nom au accent de poésie et féerie que la jeune femme à toujours aimé. A la différence des autres membres de sa famille, son cousin a toujours été une épaule et non un fouet. Le soupir de son père résonne dans la pièce avant qu'il ne la quitte laissant les deux cousins seuls. Le soulagement éclaire le visage de notre belle qui rend le sourire de son cousin. Une fois de plus, il vient de la sauver ? Voila un compte dont elle a perdu le décompte au fil des années vu  le nombre fois où le jeune homme est venu au secours de sa petite cousine. ≪ - comment vas-tu ? je te propose de continuer notre discussion dans le jardin, si tu le veux bien. ≫  Comme s'il avait lu dans ses pensées, la proposition de son cousin la soulage de l’oppression du salon où les remontrances de son père semblent encore présentes dans l'air. Prenant le bras tendu de son cousin, elle acquiesce en silence avant de murmurer un léger ça va qui sonne terriblement faux à ses oreilles. Les couloirs défilent devant eux sans pour autant attirer l'attention d'Isadora dont l'esprit est focalisé sur le besoin de sortir en dehors de la demeure familiale qui l’oppresse.

Enfin dehors, Isadora ne peut s'empêcher de s’émerveiller sur le jardin qui s'offre à eux. A chaque fois elle se fait surprendre par les différentes fleurs aux couleurs prononcés et éphémères. L'air sur ses épaules dénudées lui fait le plus grand bien alors qu'ils avancent dans les allées loin du regard des aînés. Quelques mètres plus loin, une fontaine se dessine devant eux pour laissant la douce mélodie de l'eau arrivaient jusqu'à leurs oreilles. Ralentissant le pas, les lèvres pincés et les larmes gonflant ses yeux, Isadora ouvre enfin la bouche. « Pourquoi suis-je une Maslak ? » Aussitôt dit, elle regrette ses propos pourtant son nom représente le seul obstacle à sa liberté … Elle qui est si fière de son nom et de sa famille la voilà réduite à y renoncer pour ses rêves d'enfant.
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⋆ Breathe me
smoother than a storm. and the scars that mark my body, they’re silver and gold. my blood is a flood of rubies, precious stones, it keeps my veins hot, the fire's found a home in me.
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